Un parcours


« Dans l’air du temps par sa démarche entièrement liée au végétal et en marge par l’utilisation qu’elle en fait, Isabelle BAZELAIRE nous offre une œuvre atypique. »


Quelques traces d’un parcours artistique éclectique
Une enfance sous le signe de la musique, une adolescence tournée vers le théâtre et une pratique autodidacte du dessin.


Une formation en danse contemporaine et un gout prononcé pour l’écriture…elle sera chorégraphique pendant des années.


Formation musicale au C.N.R de REIMS
Pratique intensive de théâtre amateur
Etudes de danse contemporaine à la SORBONNE
Création de la compagnie la girafe bleue
Création et direction d’un lieu alternatif pour la danse contemporaine ouvert sur d’autres disciplines artistiques.
Auteur-chorégraphe d’une vingtaine de spectacles
Recherche pédagogique sur la trace, l’écriture et le mouvement (avec la plasticienne Sylviane MARTIN)

Des affinités électives : la matière végétale


Depuis longtemps le végétal m’attire pour la richesse et la puissance de sa matière. J’ai développé une connaissance empirique par de multiples visites de jardins, et des lectures attentives d’ouvrages dédiés au végétal. Un lien particulier avec Edith et Dominique BROCHET-LANVIN, fondateurs du jardin botanique de la presle à NANTEUIL-LA- FORET , m’a permis d’enrichir mes réflexions et d’étendre mon savoir. J’ai approfondi mes connaissances théoriques par une formation à l’ENSP de VERSAILLES (potager du Roi).


Lors d’un séjour dans le var (été 2008) je découvre l’écorce de palmier(Washingtonia), une magnifique œuvre de la nature : c’est une subjugation sans appel. L’intuition devient évidence : la matière végétale m’accompagnera dans mon cheminement artistique jusqu’à en devenir le centre.     

 

Une démarche

Artiste du végétal sous l’influence du mouvement


Ma démarche artistique aujourd’hui se situe au point de rencontre de plusieurs chemins : celui de mon parcours de chorégraphe, de mon orientation de plasticienne et de ma passion pour le végétal. Alliance du mouvement et de la matière….


Observation
Je tisse une relation "première" et directe avec le végétal en étant à l’écoute de son infinie richesse.
Je sculpte, arrache, étire, entaille …ajoure les nervures, souligne le relief avec la seule exigence de révéler la force graphique d’une structure, la dynamique d’une couleur ou l’intensité d’une texture.
Quelle soit laissée à l’état brut ou au contraire travaillée à l’extrême, la matière me suggère le chemin de sa métamorphose.


Détournement
C ’est par de multiples déstructurations qu’ensuite je détourne l’aspect du végétal. Effacer sa lisibilité pour qu’apparaisse une autre sémantique, un univers qui le dépasse au profit d’un imaginaire singulier.


Une finalité « plurielle »
« Peu importe les multiples formes que l’artiste donne à son œuvre, l’essence même de son travail reste unique et récurrent…Reflet de son fantôme sensible et de ses questionnements»
Que la forme définitive soit un tableau, une installation ou une séquence chorégraphique cela m’est tacitement imposé par la nature même du végétal et le dessein que j’en ai.

Le tableau m’intéresse pour son cadre, ses limites, la distance qu’il impose. Je ne peux imaginer les « calligraphies du mouvement » autrement que dans le dépouillement d’un « à plat » sobre, l’épure d’une solitude contenue, distanciée, « cadrée ».


L’installation permet une prise d’espace, un relief, une ouverture. Le regard déambule, la présence se rapproche...Plus d’intimité avec la matière, de dialogue et de liberté !

Le mouvement donne vie au végétal, il « l’incarne », le prolonge, le révèle, l’emmène vers de multiples métamorphoses et n’a d’intérêt que lorsque la matière végétale éveille un imaginaire puissant.

 

   
 

   

   
 
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